Type de taux (fixe vs variable)

variable = presque toujours 3 mois

Pénalité3 min de lecture11 février 2026
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Le type de taux hypothécaire - fixe ou variable - est le premier facteur déterminant la méthode de calcul de la pénalité de bris au Canada. Pour une hypothèque à taux variable, la pénalité est presque toujours limitée à trois mois d'intérêts. C'est l'un des avantages importants du taux variable pour les emprunteurs qui anticipent un éventuel refinancement ou une vente avant la fin du terme. Pour une hypothèque à taux fixe, le prêteur calcule le différentiel de taux d'intérêt (DTI/IRD) et le compare aux trois mois d'intérêts, puis applique le montant le plus élevé. Quand les taux ont baissé depuis la signature, le DTI peut représenter des milliers, voire des dizaines de milliers de dollars de plus que trois mois d'intérêts. Les prêteurs fédéraux réglementés par le BSIF doivent respecter les exigences de divulgation de la ligne directrice B-20 concernant les pénalités. Au Québec, le Code civil encadre les droits de remboursement anticipé. Le courtier hypothécaire certifié AMF doit informer son client de l'impact du choix entre taux fixe et variable sur la pénalité potentielle de bris.

L'impact du type de taux sur la pénalité de bris

Le choix entre un taux fixe et un taux variable n'influence pas seulement vos paiements mensuels — il détermine aussi la méthode de calcul de votre pénalité en cas de bris d'hypothèque. Cette distinction est fondamentale et devrait être discutée avec votre courtier hypothécaire certifié AMF dès le processus de soumission.

Hypothèque à taux variable : trois mois d'intérêts

Pour une hypothèque à taux variable, la pénalité de remboursement anticipé est presque universellement fixée à trois mois d'intérêts. Cette prévisibilité est l'un des attraits majeurs du taux variable pour les emprunteurs qui savent qu'ils pourraient avoir besoin de flexibilité durant leur terme.

Pénalité à taux variable
Trois mois d'intérêts calculés sur le solde restant au moment du bris. Formule : Solde x Taux variable actuel / 4. Si le taux variable est de 5,20 % et le solde de 250 000 $, la pénalité serait de 3 250 $.

Hypothèque à taux fixe : le DTI entre en jeu

Avec un taux fixe, le prêteur calcule à la fois les trois mois d'intérêts et le différentiel de taux d'intérêt (DTI), puis applique le montant le plus élevé. Le DTI peut devenir très coûteux dans un contexte de baisse des taux, car il compense le prêteur pour toute la durée restante du terme à l'écart de taux calculé.

Implications pour le choix hypothécaire

  • Si vous prévoyez une vente dans les 3 prochaines années, le taux variable limite votre risque de pénalité.
  • Si vous recherchez la stabilité absolue et prévoyez garder l'hypothèque jusqu'au renouvellement, le taux fixe reste avantageux.
  • Le taux fixe avec un prêteur monoline offre un compromis intéressant : stabilité de paiement avec des pénalités DTI plus raisonnables.
  • Certains prêteurs offrent des produits hybrides ou convertibles qui permettent de passer du variable au fixe en cours de terme.

Questions fréquentes

Quelle est la pénalité typique pour une hypothèque à taux variable?
Pour une hypothèque à taux variable, la pénalité est généralement limitée à trois mois d'intérêts calculés sur le solde restant. C'est la norme chez la grande majorité des prêteurs canadiens. Cependant, certains contrats peuvent contenir des clauses différentes, d'où l'importance de lire attentivement votre convention hypothécaire.
Pourquoi la pénalité sur un taux fixe peut-elle être si élevée?
Parce que le prêteur utilise le différentiel de taux (DTI/IRD), qui tient compte de l'écart entre votre taux contractuel et le taux actuel pour la durée restante. Si les taux ont baissé de 2 % et qu'il reste 3 ans à votre terme, la pénalité peut facilement dépasser 10 000 $ sur un solde de 300 000 $.
Est-il préférable de choisir un taux variable pour limiter la pénalité?
Si la flexibilité est importante pour vous (possibilité de vente ou de refinancement), un taux variable offre l'avantage d'une pénalité prévisible et limitée. Toutefois, le choix entre fixe et variable doit aussi considérer votre tolérance au risque de fluctuation des paiements et votre horizon de détention.
Y a-t-il des exceptions à la règle des trois mois pour le taux variable?
Quelques prêteurs incluent des clauses particulières pour les hypothèques à taux variable, notamment des pénalités liées à un pourcentage du solde ou des frais administratifs supplémentaires. C'est rare mais possible. Votre courtier hypothécaire doit vérifier ces clauses dans le contrat.
Le taux variable convertible a-t-il la même pénalité?
En général, oui. Tant que vous êtes sur un taux variable, la pénalité de trois mois s'applique. Toutefois, si vous convertissez en taux fixe, la pénalité du nouveau taux fixe s'appliquera désormais, incluant potentiellement le DTI. Vérifiez les conditions de conversion avec votre prêteur.

Information éducative uniquement. Ne constitue pas un conseil financier au sens de la Loi sur la distribution de produits et services financiers (LDPSF). Consultez un courtier hypothécaire certifié AMF avant toute décision financière.

Assistant hypothécaire

Bonjour! Je suis votre assistant hypothécaire éducatif. Posez-moi vos questions sur les hypothèques au Québec et au Canada.

Info éducative · Ne constitue pas un conseil financier